2D attitude est l’association polynésienne du développement durable, reconnue d’intérêt général. L’efficacité économique, l’équité sociale et la préservation des ressources naturelles sont au cœur de son engagement. 2D attitude travaille dans la concertation, hors pressions commerciales, écologiques, politiques, religieuses ou syndicales.
2D attitude - Fa’ahotu i tō tātou Orara’a - Agir aujourd’hui pour préparer demain

Le site de 2Da est en cours de migration vers celui de Colibris.

Retrouvez-nous y
et découvrez aussi Alternatiba Tahiti ainsi que le site de covoiturage Tako.pf !

 
 
 

www.colibris-tahiti.org

www.alternatiba-tahiti.org

Le Grenelle de la mer

Fakarava (vue de Rotoava)Les Grenelles se suivent et celui-ci est pour nous d'un domaine familier.
Après le Grenelle social (1968), le Grenelle de l'Environnement (2007), voici en effet le Grenelle de la mer...

La Polynésie, qui représente près de 50% de la surface de la {tooltip}ZEE{end-link}La Zone Économique Exclusive est un espace maritime de 200 miles marins (370 km) sur lequel l’État côtier exerce des droits souverains en matière économique.{end-tooltip} française, aurait intérêt ici à tirer son épingle du jeu...
 

De quoi s’agit-il exactement et pour faire quoi ?

Émanation du Grenelle de l’Environnement, ce Grenelle de la mer présenté le 3 avril par Jean-Louis BORLOO et Chantal JOUANNO, vise à mieux étudier et protéger les mers, les océans et leur biodiversité. Pour cela, il se fixe trois grandes orientations :
  • mieux connaître la mer et son état,
  • mieux gérer les activités humaines pour diminuer leur empreinte écologique tout en soutenant le développement économique des Territoires d’Outre-mer,
  • favoriser et encourager les innovations permettant une exploitation durable de l’espace maritime tout en assurant sa présence dans l’Océan Pacifique.
Pour mieux répondre à ces enjeux, le Grenelle de la mer réunit pour la première fois sous cette forme et dans un tel processus, l’État, les collectivités territoriales, tous les acteurs de l’économie maritime et les représentants de la société civile afin de définir une feuille de route en faveur de la mer, du littoral et de la promotion des activités maritimes dans une perspective de développement durable.

Après la constitution des groupes (mars 2009), la deuxième étape (avril/mai) est consacrée au dialogue et à l’élaboration des propositions au sein de 4 groupes thématiques transversaux, aux titres bien pompeux (ou poétiques, c'est selon) :
  • Groupe de travail n°1 : La délicate rencontre entre la terre et la mer a pour objectif de favoriser le développement harmonieux du littoral en améliorant l’interface terre-mer.
  • Groupe de travail n°2 : Entre menace et potentiel, une mer fragile et promesse d’avenir s’attachera à promouvoir le développement d’activités maritimes compétitives et soutenables sur le plan environnemental.
  • Groupe de travail n°3 : Partager la passion de la mer cherchera davantage à valoriser les métiers de la mer et oeuvrer à l’attractivité des activités maritimes.
  • Groupe de travail n°4 : Planète mer : inventer de nouvelles régulations a pour but d’instaurer une nouvelle gouvernance aux niveaux infra-national, national, européen et mondial.
Fakarava (bateau de Petero)L’ensemble des Français sera ensuite consulté afin que tous s’approprient ce débat. Pour cela, le ministère mettra en place début juin un forum de discussion sur lequel nous pourrons tous réagir et contribuer (peut-être) à l’amélioration des propositions présentées par les groupes.

Une table ronde finale se réunira fin juin/début juillet et fixera une série d’engagements précis, quantifiables et partagées tant à long que moyen terme dont les effets se feront sentir progressivement.
 
Il est encore bien difficile de connaître les orientations prises dans la manière dont la Polynésie participera aux débats. Pour l'instant, seule une déclaration d'intention a été faite par le Président de la Polynésie française.
 
[Mise à jour du 3 juin] Le Grenelle de la Mer en Polynésie a enfin une date : les groupes de travail auront lieu les 15 et 16 juin, et la restitution le 17 juin à la Présidence.