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Petite Fourmi de Feu

Fenua Animalia - PFF
Fenua Animalia présente sur son site l'état des lieux de l'infestation de la Polynésie française par la PFF.

Te Mana o Te Moana

Te Mana o Te Moana
Te Mana o Te Moana est une association œuvrant pour la protection de l’environnement marin en Polynésie française

Manu

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La Société d'Ornithologie de Polynésie Manu est une association œuvrant pour la protection des oiseaux en Polynésie française.

Dimanche, 13 Décembre 2009 01:24

Ramassage de Turbinaria

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(1 Vote)
Turbinaria ornataLe samedi 19 décembre, à partir de 8h, l'association Pa'e Pa'e no te Ora organise une opération de défrichage des Turbinaria, ces algues couvrant les coraux morts, au sentier sous-marin de Punaauia (PK 17).







La Turbinaria est une algue qui peut être qualifiée d'envahissante dans nos lagons. En fait, elle profite surtout de la pollution liée au défaut d'épuration des fosses septiques, ainsi que des épandages d'engrais. Il suffit en effet que l'eau du lagon soit trop riche en éléments nutritifs comme les nitrates pour que ceci profite aux algues... au détriment des coraux.
Turbinaria ornata in situ
Arracher les algues pourrait ainsi sembler ne servir à rien, tant qu'on ne s'assure pas que la qualité de l'eau du lagon s'améliore. En fait, outre son aspect indéniable de sensibilisation, cette action permet réellement de remettre à la lumière des coraux en partie recouverts, leur redonnant ainsi une petite chance de recoloniser la zone.
Cerise sur le gateau, les Turbinaria font, une fois dessalées, un excellent engrais...
Bravo à l'association pour son implication sans relâche dans la lutte pour un lagon équilibré, et donc source de richesses.
Plus dans cette catégorie : « Porte ouverte au sentier sous-marin

5 Commentaires

  • Lien vers le commentaire GALL Alain Mardi, 15 Décembre 2009 01:30 Posté par GALL Alain

    Désolé. Mais là vous PLANTEZ.

    J'ai plus que des centaines d'heures de plongées, en apnée. Et de balades sur récifs: Nombreux.

    Cette algue, pousse principalement sur le récif, en pleine houle extérieur, sans, AUCUNE POLUTION !

    Elle est, en récif: "HYPER-PEUPLEE", de coquillages...Surtout Porcelaines...

    Et si elle vient, "Mourrir en plage", tel
    une feuille morte...C'est NORMAL !

    Allez, de nuit, en plongée,sur un récif !!

    Et vous comprendrez:"ELLE est,bonne Mère"

    En vous remerciant, d'ouvrir un débat,
    je me mets, à votre, ou, vos dispositions.

    Avec Amitiés, et Encouragements.

    Al+

    PS: Vous vous plantez. Totalement.

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  • Lien vers le commentaire Marc Mardi, 15 Décembre 2009 07:11 Posté par Marc

    J'habite à la Presqu'île(Afaahiti)ou l'extérieur du récif frangeant est couvert de turbinaria. Voici deux ans, elles ont subitement disparu jusqu'à ces derniers temps mais elles commencent à nouveau à tout envahir. La crête du récif elle est recouverte d'une épaisse couche d'algues brunes. Cela fait plus de vingt ans que le récif a cet aspect. Pourtant, à l'époque, il y avait peu de fosses sceptiques et les déversements d'eaux de pluies chargées de boues, d'engrais et de pesticides venus du plateau de Taravao n'étaient pas à l'ordre du jour comme a présent.

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  • Lien vers le commentaire Mizaël FAUCON Vendredi, 18 Décembre 2009 23:10 Posté par Mizaël FAUCON

    Bonjour à tous les deux,
    Vous avez tout à fait raison d'intervenir, le texte de l'article étant un peu succinct (il s'agissait surtout de faire connaître l'initiative), il ne peut à lui seul traiter l'ensemble du problème. Les Turbinaria ne posent pas un problème en soi ; ce sont effectivement des hôtes de nos lagons (d'îles hautes en particulier). Il n'empêche, et c'est le cas pour l'ensemble des macrophytes, dans un environnement "riche" en nutriments azotés, elles ont une tendance naturelle à avoir une croissance plus rapide que les coraux. La lutte pour l'espace étant rude dans ce milieu naturle au turnover d'élèments nutritifs ultra rapide, c'est au premier qui aura la lumière qui pourra s'installer... et perdurer. En temps normal, les apports terrigènes venant du lessivage des terres des îles hautes apportent aux algues tout ce qu'il faut pour leur croissance. Celle-ci sera décuplée si des travaux d'extraction ont lieu dans la montage, ou si d'une manière générale la terre a été mise à nue et, comme on le citait dans l'article, si des effluents de fosses septiques filent au lagon au lieu d'être recyclés au niveau terrestre. Le lagon est un milieu délicat, et de petits déséquilibres à long terme suffisent pour changer radicalement le faciès des biotopes sous-marins. Pour information, la réglementation européenne sur les rejets d'eaux usées, pourtant la plus draconienne au monde, est encore bien élevé pour un milieu corallien. Pour finir, et d'un point de vue tout à fait personnel, si je soutiens comme ici les campagnes d'arrachage de Turbinaria (car elles attirent très pertinemment l'attention du public sur la fragilité du lagon), je reste très réservé sur leur utilité écosystémique : ce n'est pas en traitant les conséquences que l'on règle le problème, mais bien en travaillant à la source des émissions. On retrouve ici une problématique similaire aux "explosions" d'Acanthaster planci, la Taramea.

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  • Lien vers le commentaire GALL Alain Dimanche, 20 Décembre 2009 12:52 Posté par GALL Alain

    Grand merci à Marc et Mizaël, et proches!

    Je vous invite à ouvrir le lien suivant:

    http://www.espace-sciences.org/jsp/fiche_article.jsp?STNAV=&RUBNAV=&CODE=1246885565956&LANGUE=0&RH=ACCUEIL

    Fécondation : une algue superévoluée

    D'un côté des clones ultrarapides, de l'autre une sexualité qui lambine ? C'est plus compliqué dans la vraie vie, où la diversité des modes de reproduction est extraordinaire. Valérie Stiger-Pouvreau, enseignant-chercheur à l'IUEM, à Brest, étudie par exemple l'évolution des modes de reproduction chez les algues. Elle va bientôt publier ce qu'elle a découvert chez une macroalgue brune Fucale (Turbinaria ornata), que l'on trouve en Polynésie française, à moins de 10m de profondeur.

    « Cette algue a un mode de reproduction original, qui existe chez des plantes terrestres, comme chez le thym, mais qui n'avait pas été décrit chez une algue, explique-t-elle. La population est constituée de femelles, qui sont dominantes, de mâles qui sont rares (moins d'un individu sur 100) et d'hermaphrodites. Cela garantit une reproduction efficace. D'autant plus que, chez cette espèce, les gamètes (cellules sexuelles) ne sont pas larguées au hasard. La fécondation a lieu sur un pied femelle ou hermaphrodite et, comme toutes les gamètes mâles sont à proximité, il y a 100% de fécondation ! »

    Avec ce type d'évolution dans le mode de reproduction (gynodioécie), les clones n'ont finalement aucune chance.
    NICOLAS GUILLAS
    *************
    Cela m'apparait prometteur...Mais !

    En cette période de fêtes diverses...

    Bonne fin d'année à Toutes et Tous !

    Et à bientôt. Amitiés disponible. Al+

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  • Lien vers le commentaire Mizaël FAUCON Dimanche, 20 Décembre 2009 22:11 Posté par Mizaël FAUCON

    Oui, la réalité est toujours bien plus complexe qu'on ne veut le croire, surtout quand il s'agit de "l'ingéniosité" de la nature. Je connais bien Valérie, nous avons fait notre DEA de biologie marine ensemble ; elle a fait ses études en Polynésie sur les macroalgues. Bonnes fêtes à toi aussi Alain, et à tous les visiteurs du site !

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