La Polynésie s'engage dans le rachat d'électricité d'origine renouvelable

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Rachat d'énergie électriqueIls l'ont fait !
Pour dessiner un avenir moins sombre et moins carboné pour l'énergie polynésienne, il fallait déterminer :
  • une stratégie (qui peut être structurée sous la forme d'un schéma directeur objectif de l'énergie),
  • un environnement économique pour le développement des énergies renouvelables (par exemple par un ou des prix de rachat).
La première mesure s'est finalement faite sous la forme d'une Programmation Pluriannuelle des Investissements (sur laquelle nous reviendrons dans un autre article). La deuxième est effective depuis le 25 juin, pour ce qui concerne l'électricité issue de l'énergie hydraulique, de l'énergie éolienne et de l'énergie solaire photovoltaïque.
  • La première, l'hydroélectricité terrestre, a fait largement ses preuves dans le monde entier (16% de l'énergie électrique mondale, soit un chouia plus que le nucléaire ; en Polynésie c'est déjà 25 à 30%, avec un potentiel qui peut être doublé).
  • La deuxième, l'électricité éolienne, est encore extrêmement peu développée en Polynésie (et compte pour seulement 2,5% de l'énergie électrique mondiale). Et pourtant, couplé à un groupe électrogène, c'est efficace à tout point de vue, surtout quand elles sont grandes (400 à 850 kW environ).
  • La troisième, l'électricité solaire (fournie par des cellules photovoltaïques), est un peu particulière (et compte pour seulement 0,3% de l'énergie électrique mondiale). Très chère, elle devrait normalement être utilisée dans des cas très spécifiques, par exemple pour des raisons sociales dans des zones très isolées (comme les programmes PHOTOM aux Tuamotu). Ici, le tarif de rachat ne devrait cependant pas être pénalisant car il est inférieur au prix des tranches 3 et 4 de l'EDT (pour la basse tension).  Or ce sont les gros consommateurs de l'EDT qui sont intéressés par le photovoltaïque ; ce tarif de rachat, tout en restant incitatif, permet de ne pas pas faire porter le coût de cette production à la communauté polynésienne.
L'initiative mérite donc d'être saluée. Il est cependant essentiel de l'intégrer dans une réflexion plus large sur les énergies renouvelables car il s'avère nécessaire, dés lors que l'argent commun est en jeu, de bien positionner le "curseur" des incitations.