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Agenda 21 CLM - Récupérer l'eau de pluie

Goutte d'eau

Faire le point !

En Polynésie et dans bien d’autres régions du monde, la population consomme l’eau sans trop se soucier de son coût et de sa disponibilité. À Papeete, et donc au CLM, l’eau est payante et potable.
Or, l’utilisation qui en est fait…ne nécessite pas forcément de l’eau d’une telle qualité, comme l’arrosage, la chasse d’eau des toilettes…
De plus, le climat tropical chaud et humide à Tahiti induit des précipitations plutôt abondantes, dont on connait la moyenne mensuelle.
Il serait donc intéressant de mettre en place des structures pour récupérer cette eau et l’utiliser.

Comment ça marche ?

La récupération des eaux nécessite essentiellement de mettre en place des cuves afin de stocker l’eau. Ceci est suffisant par exemple pour avoir de l’eau pour l’arrosage des plantes, voire pour l’utilisation des sanitaires.
En réfléchissant bien aux installations on peut se passer de pompes pour distribuer l’eau, tout simplement en récupérant l’eau par gravité d’un bâtiment situé plus haut. Filtrer l’eau ne serait également nécessaire que si on voulait produire de l’eau potable (ce qui est délicat à réaliser et surveiller).
Récupérateur d'eau
Voici un exemple d’installation d’un récupérateur d’eau. Toutefois il faut noter qu’enterrer la cuve n’est pas une obligation (c’est plus par esthétisme) et que la pompe électrique n’est pas nécessaire si on se sert du dénivelé du terrain.
Barres eau
Le CLM consomme 25 000 m³ d’eau par an. À l’aide d’un système de récupération des eaux de pluie, on pourrait récupérer environ 10 000 m³. Ce qui équivaut à près de 40% de la consommation annuelle.
Quantités d'eau
Au CLM la majorité des bâtiments bénéficient déjà de gouttières, bien que parfois l’eau soit directement acheminée dans le sol. Et donc cela impliquera le besoin de canalisations supplémentaires afin de diriger l’eau vers les cuves.
Par ailleurs, on remarque une correspondance intéressante entre les périodes de précipitations et la présence des élèves. En pleine période sèche les élèves sont en vacance, alors qu’ils sont généralement présents lors de la saison des pluies.

Les atouts de ce projet

C’est l’aspect économique qui prédomine dans ce projet, du fait qu’il permet de réduire l’utilisation d’eau potable payante. Cependant, il n’assure pas un avantage financier immédiat : il faut en effet se préoccuper de l’investissement à réaliser, et ne pas oublier le poids des coûts d’entretien. De ce fait, il ne faut pas croire que « l’eau du ciel sera gratuite » : il faut veiller à estimer correctement tous ces coûts.
D’ici 2013, le CLM devrait être relié au réseau de traitement des eaux de Papeete, ce qui, là aussi, aura un coût très important. Pour réduire cette dépense, il faut aussi veiller à utiliser moins d’eau, donc seulement celle qui nous est nécessaire. Par conséquent, attention à toujours veiller à l’eau qui coule… pour rien.
Alors mobilisons nous.
L'eau... un bien précieux
Cet article a été réalisé par les élèves de la classe de Seconde 6 du CLM, en charge de ce projet.
CLM = Collège-Lycée LA MENNAIS, Papeete, Tahiti.
Les auteurs de l'article
Télécharger le dossier de la saison précédente, à l'origine de cet article de synthèse (désormais sur le site de Fédéscol).